Prairies maigres d’altitude 

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Une prairie maigre d’altitude de grande surface, au printemps et en été, recèle de nombreuses espèces : pipit spioncelle, traquet motteux, papillons bleu et orange, orchidées (Orchis mâle, Orchis globuleux, Orchis goutte de sang) : on se croirait dans les Alpes !

Dans l’Arc jurassien, ce type de milieux est confiné aux secteurs les plus élevés et n’est vraiment bien développé – aujourd’hui – que sur le sommet du Chasseral et dans une moindre mesure au Mont-Sujet et à La Vue-des-Alpes.

La biodiversité dans ces régions est adaptée pour supporter les conditions climatiques de froid, de vent et de rayonnement solaire intense qui y règnent. Dans les secteurs plus chauds, la faune et la flore sont en grande partie différentes et forment les prairies et pâturages séchards (voir carte à ce sujet).

Le Parc Chasseral et Pro Natura ont fait l’inventaire de la flore du sommet du Chasseral au début des années 2000. La flore y est différente par rapport aux prairies maigres de plus basse altitude. En 2008, des mesures ont été mises en place au sommet du massif pour préserver les zones riches en flore sommitale. Comme le Doubs pour le milieu rivières, on constate sur cette carte l’importance du Chasseral comme secteur important pour ce type de milieux.

En règle générale, les prairies maigres d’altitude sont pâturées par du bétail en été. C’est une forme traditionnelle et séculaire d’exploitation des herbages. Le bétail venait en estivage depuis les villages des Plateau suisse, d’où le nom que portent encore aujourd’hui certaines métairies du Chasseral (Métairie de Nidau, de Gléresse ou de Douanne, par exemple).

Sans le bétail, ces milieux seraient recouverts de forêts. Toutefois, une pâture trop forte ou l’ajout d’engrais peuvent rapidement transformer cette flore riche et typique en prairie banale ne comptant qu'un nombre restreint d’espèces.

Ce milieu a déjà subi une baisse importante de surfaces. Les données anciennes de botanistes indiquent par exemple que les prairies maigres d’altitude étaient abondantes autrefois sur le Mont-Sujet ou sur le Mont-Crosin. Elles ont presque totalement disparu aujourd’hui.

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by moxi