Faites fleurir la biodiversité chez vous

Le mois d’avril est idéal pour semer une prairie fleurie. Réaliser un tel projet n’est pas une mince affaire, mais procure beaucoup de plaisir. Semez de la biodiversité !

Un bout de gazon qui peut être laissé à la nature ? Un talus qui mérite mieux que des arbrisseaux exotiques ? Une envie de fleurs et de papillons plutôt que d’un univers minéral stérile ? N’hésitez plus : le mois d’avril est idéal pour semer une prairie fleurie. Réaliser une prairie fleurie n’est pas une mince affaire, requiert du temps et des nerfs solides face aux échecs. Mais procure beaucoup de plaisir. Suivez les bons guides, prenez votre temps, restez zen face aux premiers échecs et, enfin, semez de la biodiversité.

Le problème des milieux naturels - ou proches de la nature -, c’est qu’ils se laissent moins facilement dompter que les gazons et prairies artificielles. Les jardiniers en « naturel » ou en permaculture - une journée de réflexion est organisée le 22 avril à Tramelan -, les agriculteurs engagés dans des démarches « agro-écologiques » le savent bien : laisser de la place à plus de nature implique un certain nombre de tâtonnements et un processus variant entre échecs et réussites.

De nombreux guides retracent les étapes nécessaires. Chaque cas est particulier en fonction de la nature du sol, de l’exposition, de l’altitude et des conditions météorologiques l’année du semis. En suivant les principes ci-dessous, l’amélioration sera visible au fil des années. Et gardons en tête qu’il s’agit avant tout d’accompagner le processus.

  • Bannissez totalement et définitivement tout engrais, pesticide ou apport de tourbe dans les surfaces que vous voulez mettre à disposition de la nature.
  • Réfléchissez bien à ce que vous voulez faire, définissez votre envie : laisser pousser quelques fleurs en plus dans le gazon ce n’est pas la même chose que d’entretenir une prairie des plantes sauvages à la faux, par exemple.
  • Choisissez votre mélange de graines : certaines plantes préfèrent les terrains secs, d’autres les terrains humides ou ombragés. Demandez conseil et suivez-les bien pour que le semis apporte de bons résultats.
  • N’achetez pas de semis dans les grandes surfaces, mais préférez les jardineries locales, afin d’éviter les mélanges de plantes non indigènes à la région qui pousseront mal, ou pas du tout.
  • Informez-vous sur les bonnes façons de procéder et les bons partenaires grâce à des sites internet sérieux, comme ceux mentionnés ci-dessous.

Pour les agriculteurs ou les privés qui possèdent une grande surface à semer, nous recommandons de prendre les informations sur le site de Regio Flora.

Pour les privés qui souhaitent réaliser une prairie fleurie ou avoir plus de plantes sauvages dans leur gazon, nous recommandons la lecture de ce document. Vous trouverez d’autres informations utiles concernant en particulier les papillons dans ce document-là

Pour maintenir et renforcer le réseau de prairies existantes, les propriétaires de terrains ont un rôle à jouer, mais les communes et les cantons aussi. Notamment s’ils gèrent leurs talus routiers de manière à favoriser ces espèces. Les prairies fleuries sont un bon substitut aux prairies naturelles et permettent la mise en place d’une oasis de biodiversité dans les villes et villages.

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by moxi