Tramelan, cité de la biodiversité

Tramelan sème des graines pionnières: grâce à des objectifs précis, des actions ouvertes et participatives fleurissent. Cette commune s'est engagée dans une démarche de politique commune intégrant le développement durable.

Dans le domaine encore en friche du rôle que les communes peuvent et doivent jouer pour la biodiversité, la commune de Tramelan sème des graines pionnières. Grâce à des objectifs précis inscrits dans son programme de législature et dans son agenda 21, des actions fleurissent. Agir pour plus de biodiversité dans les communes est tout sauf  anecdotique : c’est un processus qui conduit à une amélioration globale de la qualité de vie et donc de l’attractivité de nos sites bâtis !

A Tramelan cette idée fait son chemin. Cette commune est l’une des seules de la région à s’être engagée dans une démarche de politique commune intégrant le développement durable. Elle s’est fixé des objectifs clairs dans pour contribuer au développement durable. Découlant de l'agenda 21, le projet « Tramelan, cité de la biodiversité » veut tout dire !

Ce projet se veut ouvert et participatif ; il n’est pas question de créer de nouvelles normes ou contraintes, mais de sensibiliser, conseiller et soutenir toutes les initiatives individuelles qui peuvent contribuer à améliorer l’état de la biodiversité à Tramelan. La commune souhaite ainsi agir par l'exemple en intégrant la biodiversité dans la gestion et l'entretien de son patrimoine naturel. Des gestes simples, quotidiens, responsables, peuvent contribuer à freiner, voire à inverser la tendance actuelle à la baisse de la biodiversité.

Pour animer ce projet et conseiller la commune et les citoyens, un groupe de travail a été créé. Une des actions de ce groupe a notamment été d’informer la population sur la problématique des néophytes (voir interview de Kathleen Hasler) en novembre de l’année passée, lors du Comptoir d’automne.

Des panneaux d’informations ont été créés (galerie d'images) pour l’occasion et montraient les possibilités de remplacer les espèces « exotiques » par des espèces présentes naturellement chez nous et qui sont souvent tout aussi belles et faciles d'entretien. Un flyer était aussi distribué.

Remplacer des plantes néophytes (comme cette impatiente glanduleuse, en photo dans la galerie, 2e position) par des indigènes est fondamental, car les plantes indigènes sont un lieu de vie pour de nombreux insectes. Elles sont à la base de la reproduction des insectes qui sont eux-mêmes sources de la présence des animaux que l’on peut voir dans les localités : hirondelles de fenêtre, chauves-souris, martinets, etc.

Une simple comparaison est parlante : alors que très peu d'insectes se nourrissent des essence exotiques, comme par exemple le thuya, plus de 160 espèces d’insectes vivent sur l’aubépine et les chênes accueillent même jusqu’à 1000 espèces différentes d'animaux !

Pour soutenir les actions déjà exemplaires de la commune de Tramelan, le projet Infrastructures écologiques met en place un cours qui sera destiné aux employés de la commune chargés de l’entretien des zones vertes et talus des routes communales, en collaboration avec la commission environnement de cette commune.

Sur la base d’un inventaire, les employés pourront voir quel type de gestion peut être favorable à telles ou telles espèces. Ils seront encadrés pour cela par un spécialiste. Le projet-pilote d’infrastructure écologique pose des bases pour réaliser des actions concrètes dans les prochaines années, le but est que ce type de projet et/ou de formation servent d’expérience et de bases pour être repris par d’autres communes.

Retour à l’aperçu
%general.share%

Partenaires

by moxi