Protéger l’hirondelle de fenêtre

L’hirondelle de fenêtre a vu sa population chuter d’un tiers entre 1990 et aujourd’hui dans nos régions. Avec de nombreux autres acteurs, les Parcs Doubs et Chasseral entendent impliquer écoles, bénévoles et communes dans leurs actions de protection.
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L’hirondelle de fenêtre a vu sa population chuter d’un tiers entre 1990 et aujourd’hui dans nos régions. C’est ce que révèle un monitoring inédit réalisé dans les villes et villages des territoires des Parcs Doubs et Chasseral par la Station ornithologique suisse. Les résultats sont significatifs, et de nombreuses mesures sont envisagées. En collaboration avec des bénévoles passionnés, les associations locales d’ornithologues et la Station ornithologique suisse, les deux Parcs régionaux entendent impliquer écoles, bénévoles et communes dans leurs actions.

Tout le monde connaît l’hirondelle de fenêtre. Ce bel oiseau, qui vit volontiers à proximité de l’homme, a vu sa population chuter d’un tiers dans notre pays en moins de trente ans. En cause, les pesticides utilisés dans les champs - mais aussi dans les jardins privés ! - la disparition progressive des chemins de terre au profit du goudron ou encore des bâtiments n’offrant plus aucune place pour les nids.

Derrière ce constat, des passionnés et des associations de protection de la nature s’engagent depuis longtemps pour favoriser le maintien des populations existantes et l’apparition de nouveaux individus dans nos villages. C’est sans doute grâce à leur travail que certaines populations d’hirondelles de fenêtre ont pu se maintenir dans nos régions.

De 2012 à 2014, un important projet de science citoyenne mené par la Station ornithologique suisse a permis de recenser les hirondelles de fenêtre dans tout le pays. Il a aussi été réalisé dans nos localités, permettant de cartographier les colonies installées.

Sur la base des résultats de ce recensement, les Parcs Doubs et Chasseral, dans le cadre de leur projet commun Infrastructures écologiques, ont décidé de placer l’hirondelle de fenêtre en emblème régional de la biodiversité. De par ses exigences (présence d’insectes, d’eau, de vergers, de surfaces non goudronnées, etc.), ce passereau est, en effet, un excellent indicateur de la biodiversité dans les localités et leurs alentours.

Pour soutenir ou accentuer sa présence dans nos villages, une série d’actions vont être entreprises dès ce printemps, notamment dans les écoles et auprès des communes et avec la collaboration opérationnelle du Centre Nature Les Cerlatez. La première, une rencontre destinée à mettre tous les intéressés en réseau, est organisée le 2 mai aux Cerlatez.

Toutes les personnes intéressées au suivi des hirondelles sont invitées. Suivant leur intérêt, ils pourront par exemple accompagner le travail des élèves ou installer des nichoirs fabriqués par les écoliers, continuer ou commencer le recensement de colonies sur le long terme selon la méthodologie de la Station ornithologique suisse, ou simplement partager ses expériences concernant cette espèce.  

En attendant, on peut déjà mettre en place certaines mesures pour les favoriser, notamment en :

  • plantant des arbres d’espèces indigènes
  • abandonnant des herbicides et insecticides dans la gestion des zones vertes
  • maintenant un réseau de chemins non goudronnés dans nos campagnes
  • créant des mares et des friches, sources d’insectes et donc de nourriture pour les hirondelles
  • plantant des haies vives
  • posant des nichoirs à des endroits adaptés.

Chacun, à son niveau, peut être actif à sa manière, qu’il soit simple individu, collectivité ou commune.

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